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Le point de vue de nos partenaires - Renouer avec l’identité viticole d’une commune sous forte pression urbaine

Renouer avec l’identité viticole à forte valeur patrimoniale d’une commune sous forte pression urbaine



Jean-Claude Daubisse
Maire de la commune
de Haute-Goulaine

Ce qui est primordial pour la commune c’est d’assurer la pérennité de l’agriculture dans ce secteur périurbain à forte pression foncière et préserver le terroir d’excellence et pour cela les dispositifs existent.

Le lieu
La commune de Haute Goulaine, à 15 km à l’est de Nantes, en Loire-Atlantique.

Le constat
Les friches se développent dans le secteur du terroir viticole du Clos des Grandes Elières constitué de 10 ha de vignes et 6 ha d’espace naturel : le paysage est menacé et les terrains, à cause de la forte pression foncière, prennent une valeur spéculative.

Le chiffre
La surface viticole est occupée à 70% par des friches.

La décision
La commune décide de préserver la vocation viticole et naturelle du lieu, classé « terroir d’excellence » par l’Institut National d’Appellation d’Origine et de reconquérir les parcelles délaissées.


L’action de la Safer
Dans le cadre d’une convention signée en février 2007 avec la commune de Haute-Goulaine, la Safer Maine-Océan :
• réalise une étude pour faire un état du parcellaire et des comptes de propriété,
• émet des recommandations qui permettront de garantir sur un long terme, la vocation viticole du Clos,
• se charge de l’animation foncière (négociation à l’amiable des terrains avec proposition d’achat et d’échanges, gestion des terrains loués à des viticulteurs).

Partenariats
• La commune de Haute-Goulaine
• La Chambre d’agriculture
• Le Conseil général
• L’intercommunalité « Sèvre-Maine et Goulaine »
• L’Institut National d’Appellation d’Origine
• La profession viticole
• Le SCOT du Vignoble nantais

Recommandations
La Safer a proposé à la commune :
• de se substituer aux propriétaires des terrains, afin de garantir sur la durée la production viticole,
• d’utiliser des dispositifs juridiques, soit la ZAP (Zone d’Agriculture Protégée) ou le PAEN (Périmètres de protection des espaces agricoles et naturels périurbains) qui permettent d’affirmer l’orientation viticole de la zone et de renforcer sa pérennité, après enquête publique auprès des professionnels agricoles et des habitants.