Paris, le 25 mai 2009 – Laurent Piermont, président-directeur général de la Société Forestière et André Barbaroux, directeur général de la Fédération Nationale des Safer, ont présenté aujourd’hui l’indicateur 2008 du marché des forêts en France. Il ressort principalement de cette étude, réalisée par Terres d’Europe-Scafr, la Fédération Nationale des Safer et la Société Forestière, que le marché de la forêt confirme son dynamisme, avec des prix en progression, un volume d’échange élevé et une valeur globale qui se maintient par rapport à 2007. Ces tendances ne semblent pas infléchies en dépit de la crise économique survenue au dernier trimestre de 2008. « L’ensemble de ces indicateurs, ainsi que de nouvelles dispositions fiscales favorables, placent la forêt comme un véritable investissement alternatif, a fortiori en cette période d’instabilité des marchés financiers », souligne Laurent Piermont. | |
UNE DYNAMIQUE QUI RESTE FORTE
L’embellie des prix se poursuit En hausse de 7,1 % en 2008, le prix des forêts poursuit sa progression, initiée dès 1997, avec une progression de 76,3 % en dix ans. Le volume d’échange est au plus haut En 2008, 14 000 transactions ont porté sur une surface de 118 000 ha. Ce volume d’échange particulièrement élevé se rapproche des sommets enregistrés en 1990. La valeur du marché atteint 1,3 milliard d’euros Exception faite de quelques transactions exceptionnelles qui représentent à elles seules près de 15 % de sa valeur totale, le marché s’élève en fait à 1,1 milliard d’euros, soit au même niveau qu’en 2007. L’augmentation du prix des forêts non bâties compense la diminution de la valeur globale des biens bâtis. Le prix des forêts non bâties augmente Cette progression est liée à la hausse conjuguée du prix de la terre et du prix du bois au cours de ces dernières années. En effet, malgré une baisse de 15 % en 2008, on estime à 30 % la progression globale du prix du bois depuis 2006 et celle-ci continue d’influencer positivement le prix des forêts.Face aux difficultés actuelles du secteur de la construction, il existe toutefois pour 2009 des incertitudes sur l’évolution du prix du bois et ses effets sur le marché de la forêt. Mais la valeur des biens bâtis diminue, en raison de la récession du marché de l’immobilier urbain Si la crise ne s’est pas répercutée sur le nombre de transactions bâties jusqu’à l’automne 2008, les indicateurs de la fin de l’année se sont révélés plus moroses.
LA POPULATION DES INVESTISSEURS EVOLUE
Les personnes morales privées toujours plus nombreuses parmi les acheteurs Celles-ci ont augmenté leur patrimoine en surface de 12 600 hectares. Leurs achats représentent plus du tiers des surfaces des biens échangés et ont égalé ceux des personnes physiques non agricoles pour la première fois. Les agriculteurs renforcent leur présence Leurs acquisitions augmentent de 4 000 hectares entre 2007 et 2008 ; elles représentent 12 % du marché contre 9 % un an auparavant. Les personnes physiques non agricoles restent les premiers vendeurs, avec 85 % des transactions de biens forestiers et 62 % des surfaces.
UNE FISCALITE QUI INCITE A L’INVESTISSEMENT FORESTIER
| Votées fin 2008, deux nouvelles mesures fiscales à destination des particuliers encouragent à investir dans la forêt et témoignent de l’intérêt des pouvoirs publics d’aider la filière forêt-bois dans une perspective de développement durable : | - A partir des revenus de 2009, les investisseurs réalisant des travaux forestiers bénéficieront désormais d’une réduction d’impôt sur le revenu incitative ;
- Par ailleurs, tous les porteurs de parts de groupements forestiers sont désormais traités sur un pied d’égalité au regard de l’ISF, que ceux-ci soit créés par apports en nature ou en espèces : cette disposition met un terme à une inégalité de traitement fiscal datant de la création de l’impôt sur le capital.
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UNE MOBILISATION DE LA SOCIETE FORESTIERE FACE A LA TEMPETE KLAUS
La tempête du 24 janvier 2009 a permis de vérifier concrètement qu’en cas de sinistre, des réponses existent et permettent aux investisseurs de sauvegarder leurs intérêts. 40 millions de m3 de pin maritime dans les Landes, soit cinq années de récolte, ont été mis à terre. Gérant au total près de 45 000 hectares sur l’Aquitaine, la Société Forestière s’est immédiatement mobilisée : après avoir sécurisé les personnes et les biens, puis réalisé l’inventaire des dégâts, elle s’est attachée à préserver la valeur des bois sinistrés tout en favorisant l’approvisionnement des industries locales. Le défi porte sur près de 2 millions de m3 à exploiter puis à commercialiser, pour certains, sur plusieurs années. Complétées par les aides sollicitées auprès des pouvoirs publics, ainsi que par la conquête de nouveaux marchés, ces mesures atténuent très sensiblement les conséquences de Klaus.
LA FORET, UN PLACEMENT ALTERNATIF DANS UN ENVIRONNEMENT FINANCIER PERTURBE
La crise financière de fin 2008 n’a pas affecté le dynamisme du marché de la forêt. Du fait de ses fondamentaux, la forêt complète la gamme des supports accessibles aux investisseurs. Cet attrait devrait soutenir le marché même si l’évolution récente du prix du bois n’exclut pas une correction des prix. Les dispositifs fiscaux favorables à ce type de placement, ainsi que la possibilité d’agir pour réduire les conséquences des événements climatiques extrêmes, viennent conforter le fait que la forêt se positionne plus que jamais, dans une conjoncture économique et financière incertaine, comme un placement alternatif.
LA FORET, UNE PROPRIETE A RESTRUCTURER
André Barbaroux, directeur général de la Fédération Nationale des Safer, souligne que, depuis leur origine, les Safer ont mené des opérations de restructurations forestières exemplaires dans des petits comme dans des grands massifs. Aujourd’hui, alors que 83 % des propriétaires détiennent 30 % du patrimoine forestier privé, en lots de 1 à 10 hectares, les Safer favorisent par leurs interventions foncières la mobilisation de la ressource forestière. |